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"Face aux crises, une solution : la conversion écologique et sociale de notre société"

Billets / Tribunes

| Par Bruno REBELLE | Lundi 30 Juin 2014 à 09:01 | 0 commentaire

Présentation de mon ouvrage Libérons les énergies ! par Coralie Schaub de Libération.


Energies à contre courant !
De quoi parle-t-on, au juste ? Quels enjeux - aussi complexes que majeurs - se cachent derrière l’expression technocratique «transition énergétique» ? Pourquoi faut-il «radicalement» repenser notre politique énergétique, au sens étymologique du terme, c’est-à-dire en partant de la racine du problème : l’énergie surabondante est une illusion, il faudra apprendre à en consommer moins ? Pourquoi modifier notre «bouquet» énergétique, trop dépendant du pétrole, du gaz et du nucléaire, pour privilégier les renouvelables ? Pourquoi cette transition est-elle urgente et indispensable ? Créera-t-elle des emplois ? Sera-t-elle rentable ? Les gaz de schiste sont-ils un miracle ou un mirage ? Que font nos voisins ?

Si ça se bouscule dans vos méninges, si vous entendez tout et son contraire sur le sujet, si celui-ci vous barbe ou vous paraît trop technique, voici un livre qui (re)met les idées au clair. En rappelant d’abord, car on l’oublie trop souvent, que l’énergie est «le système sanguin qui irrigue notre société». En détaillant point par point les principaux éléments du débat. Et en insistant sur le fait que «la transition énergétique sera un long combat»,qui demandera du courage pour lutter contre la tentation d’un immobilisme «dangereux, coûteux et mortifère», et qui nécessitera l’implication de chacun. D’ailleurs, collectivités, entreprises et citoyens s’engagent déjà, «il suffit de sortir de Paris et des cercles du pouvoir - économiques et politiques - souvent un peu étouffants» pour le constater, écrit l’auteur.


Celui-ci, Bruno Rebelle, est un écolo de longue date : il dirige une agence conseil en développement durable, mais est aussi un «ex» de Greenpeace, du comité de pilotage du débat national sur la transition énergétique (dont les conclusions ont été rendues en juillet 2013) ou de la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007 (en tant que conseiller environnement). Son propos n’en est pas moins mesuré, argumenté, précis, plus «expert» qu’«engagé». Utile, donc, pour bien saisir les enjeux, à l’heure où le projet de loi présenté en grande pompe le 18 juin par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal (toujours elle !), vendu comme prenant le virage d’un «nouveau modèle énergétique», est en fait davantage un texte de compromis et de petits pas dont les moyens ne sont pas vraiment à la hauteur des ambitions. Et qu’il risque d’être raboté pour satisfaire les quelques entreprises dont le business modèle en sera perturbé.

«Libérons les énergies !» de Bruno Rebelle, éd. Lignes de repères, 171 pp., 17 €.

Par Coralie Schaub

Bruno REBELLE

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Billets / Tribunes

| Par Bruno REBELLE | Jeudi 24 Octobre 2013 à 16:42 | 0 commentaire

Lettre ouverte à Messieurs les ministres

Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif, et
Pierre Moscovici, Ministre de l’Economie et des finances


La France doit sauver son industrie photovoltaïque. Alors que la transition énergétique devient une évidence partout dans le monde, cette technologie d’avenir est en passe de mettre la clef sous la porte en France sans une intervention rapide des pouvoirs publics.

Nous parlons ici d’une filière industrielle jeune qui s’appuie sur une énergie gratuite et abondante. Une filière qui a créé 35 000 emplois en dix ans.

De Lannion avec Sillia, à Vénissieux avec Bosch, des outils industriels performants ont vu le jour dans tout le pays, complétés par un réseau dense de PME pour assurer la logistique d’installation et de maintenance.

Cette dynamique industrielle et énergétique est aujourd’hui au bord du gouffre, car elle n’a plus la moindre visibilité. Pour se développer un projet industriel a besoin de stabilité juridique et financière. Or, depuis trois ans, l’instabilité est la règle. Les dernières entreprises ne doivent leur survie qu’à la détermination des salariés et de leur direction.

Conséquence directe : les cessations d’activité du secteur s’enchaînent. Plus de 15 000 emplois ont été déjà été détruits. Il faut que cette hémorragie cesse et qu’un plan volontariste de soutien du photovoltaïque se mette en place.

C’est un profond sentiment d’incompréhension, d’abandon et de colère qui domine dans le secteur, alors que le Président de la République a encore rappelé son engagement en faveur des énergies renouvelables lors de la dernière Conférence environnementale, et que les discours se multiplient pour souligner l’importance des secteurs industriels d’avenir.

Par cet appel nous souhaitons que les pouvoirs publics prennent la mesure de l’enjeu, et qu’en concertation avec tous les acteurs de la filière, ils établissent dans les jours qui viennent un plan de sauvetage de notre industrie photovoltaïque qui lui donne une visibilité pour les trois années à venir, et lui permettent de participer à la ré-industrialisation de notre pays.

Appel lancé par Yannick Jadot Député Européen et relayé par de nombreux acteurs politiques et industriels

Bruno REBELLE

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Billets / Tribunes

| Par Bruno REBELLE | Mercredi 9 Octobre 2013 à 12:46 | 0 commentaire

Kumi Naidoo, Directeur exécutif de Greenpeace International a écrit au Président Vladimir Putin pour lui proposer de venir le rencontrer à Moscou pour négocier la libération des 28 activistes et des 2 journalistes qui avaient protester contre l'implantation de la plateforme de forage de Gazprom en plein Océan Arctique, la même où les conséquences du réchauffement climatique sont les plus visibles. Cette manifestation pacifiste n'avait d'autre objectif que de rappeler la compagnie Gazprom a ses responsabilités : cesser l'exploration de nouvelles ressources gazières pour se tourner vers les énergies renouvelables et lutter ainsi efficacement contre le changement climatique qui met péril l'Arctic, la Russie et le monde.
Kumi Naidoo sait pertinemment qu'en se rendant en Russie il risque d'être arrêté et rejoindre ses collègues dans les prisons russes. Cette détermination et ce courage sont justes admirables.

La lettre de Kumi Naidoo est reproduite ici.


Dear President Putin

Following the refusal yesterday of bail for our activists and a freelance photographer, and in response to your offer in Salekhard to engage in discussion over the fate of the Arctic, I request an urgent meeting with you.

I would of course be willing to meet you anywhere in the world, in a place of your choosing, but I ask that if possible our meeting is held at your earliest convenience in Russia.

Unlike the world leaders with whom you are more used to convening, I would not carry with me the power and influence of a government. Instead I would come equipped only as the representative of millions of people around the world, many of them Russian, whose fervent wish is to see an early end to the continued imprisonment of the thirty brave and peaceful men and women held in Murmansk.

Their fate is a matter of global concern. Therefore, I would come to you with an offer. I am willing to move my life to Russia for the duration of this affair. I would offer myself as a guarantor for the good conduct of the Greenpeace activists, were they to be released on bail. They, we, Greenpeace, do not believe ourselves to be above the law. We are willing to face the consequences of what we did, as long as those consequences are within a nation’s criminal code as any reasonable person understands that code to be.

It is clear from your own statements that you do not regard the activists as pirates, although that is the charge levelled against them. You, in common with millions around the world, know that in being accused of piracy they are charged with a crime that did not happen, that our activists are accused of an imaginary offence. Indeed, you have previously said that you have admiration for groups like Greenpeace, and that our protests inspire sympathy in you. Were our friends to be released on bail, I offer myself as security against the promise that the twenty-eight Greenpeace International activists will answer for their peaceful protest according to the criminal code of Russia.

The law, as we both know, does not apply the offence of piracy to the actions of peaceful protesters. I therefore ask you to use any avenues of action open to you as President of the Russian Federation to request that the excessive charges of piracy against the detainees are dropped, and that any charges brought are consistent with international and Russian law. I also respectfully ask that the two independent freelancers, who are not Greenpeace members, be immediately freed.

One day after the arrest of the activists, the United Nations issued its latest warning on the threat posed to all of us, to your nation, to mine, to the world, by climate change. The findings of the report, authored by our greatest scientific minds, imply that we cannot afford to prospect for and burn new sources of fossil fuels. That is why the protesters felt compelled to make the stand they did, a stand that was both peaceful and respectful of your nation.

My own personal history as a young activist in the anti-apartheid movement has taught me that dialogue is paramount, that in the interests of finding a common understanding we must be willing to talk. I believe that my offer to come to Moscow, to meet you, and to stay there, affords us such an opportunity. This continued affair benefits nobody, including the great nation of Russia, and certainly not the families and friends of the people in prison.

I appreciate the risk that my coming to Russia entails. Last year I was part of a peaceful protest that was identical in almost every respect to the one carried out by my colleagues. Our peaceful protest last year was witnessed by the Russian coast guard, who refused to intervene when requested to by Gazprom because they understood that our actions posed no threat to the safety of people or property. But one year later the activists who did exactly the same thing now face a charge of piracy and the prospect of years in jail. In coming to Russia, I do not expect to share their fate, but it is a risk I am willing to take in order to find with you that common understanding.

Sincerely

Kumi Naidoo

Executive Director
Greenpeace International

Bruno REBELLE

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Bruno Rebelle
Directeur de Transitions, agence conseil en développement durable Ancien responsable de Greenpeace
en France et à l'international




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