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"Face aux crises, une solution : la conversion écologique et sociale de notre société"

Ma bio

| Samedi 18 Juillet 2009 à 14:12
Bruno Rebelle, né le 1er décembre 1958 à Annecy en Haute-Savoie, est un spécialiste des questions de développement durable.

Il obtient son diplôme de vétérinaire à l’école nationale vétérinaire de Lyon en 1981, puis ouvre sa première clinique vétérinaire sur le plateau du Vercors en 1984.

Il participe à la fondation de l'ONG, « Vétérinaires sans frontières » en assure la Présidence avant d'en devenir le directeur en 1991. Il quitte cette organisation en juin 1996, date à partir de laquelle, il travaille comme consultant auprès de diverses organisations internationales (UE, FIDA, WWF International, CARE…).

En novembre 1997, il devient directeur exécutif de Greenpeace France, période durant laquelle l'ONG française passe de 18 000 à 65 000 adhérents. L'équipe salarié progresse également de 7 à 47 permanents. L'organisation élargie le champ de ses relations et s'impose progressivement comme partenaire des autres ONG de protection de l'environnement et comme interlocuteur reconnu des pouvoirs publics, des partis politiques et des entreprises.

Représentant légal de Greenpeace France, il a conduit de nombreuses bagarres en justice, notamment pour faire reconnaître l'illégalité du stockage en France de déchets nucléaires étrangers ou pour faire annuler par le Conseil d'État l'autorisation de mise en culture du maïs transgénique. Fin 2003, il est, à titre personnel, condamné par le tribunal d'Albertville à une peine d'intérêt général pour avoir en octobre 2001 à Saint-Michel-de-Maurienne été le responsable d'une manifestation interassociative de protestation organisée pour dénoncer l'envahissement des vallées alpins par les poids lourds et prôner une réforme en profondeur de la politique des transports. Des manifestants avaient bloqué l'autoroute de la Maurienne pendant plusieurs heures, provoquant un blocage total du trafic routier, offrant de fait quelques heures de calme dans la vallée. Quelques débordements avaient conduit à des dégradations mineures du grillage bordant l'autoroute. La peine a été levée dès le remboursement par Greenpeace de ces dégradations.

En août 2003, il est appelé à prendre la fonction de directeur des programmes de Greenpeace International. Numéro 2 de l'organisation, il est en charge de la coordination des opérations de l'organisation écologiste dans le monde entier. Il assure en particulier la bonne articulation des campagnes avec le travail de lobbying politique, la publication de travaux scientifiques et la mobilisation du public. Il assure également la coordination de certaines opérations particulières, entre autres la campagne pour obtenir le retour en France du porte-avions Clemenceau destiné au démantèlement en Inde ou l'interpellation du Probo Koala en Estonie après que ce navire eut déchargé ses déchets toxiques dans le port d'Abidjan en Côte d'Ivoire. Il quitte ses fonctions au sein de Greenpeace International en novembre 2006.

En janvier 2007, il rejoint l'équipe de la candidate socialiste Ségolène Royal, en tant que conseiller sur les questions de développement durable, de protection de l'environnement et de solidarité internationale. Durant la campagne, une fiche des Renseignements Généraux sur Bruno Rebelle a été divulguée par fuite à la presse, provoquant de gros remous médiatico-politique pendant la campagne. En 2008, il participe aux élections municipales de Montreuil. Lors du Congrès de Reims, il soutient la motion présentée par le Pôle écologique du PS dont il est l'un des animateurs.

En Juillet 2009, il rejoint le mouvement Europe Écologie Les Verts (EELV) constatant, d'une part, l'incapacité du PS de progresser sur l'intégration des enjeux écologiques comme éléments structurant d'un nouveau projet de société et saluant, d'autre part, l'intérêt de la démarche d'Europe Ecologie dépassant la structure du parti politique (ici les Verts) pour intégrer des représentants de la société civile forts d'une expérience professionnelle et militante.

Au début 2012, déçu du mode de fonctionnement d'EELV et de la grande difficulté de cette formation à mettre en pratique son ambition de "faire de la politique autrement", Bruno Rebelle décide de ne pas renouveler son adhésion à Europe Ecologie les Verts. Il contribue de manière beaucoup plus limitée à la campagne présidentielle de François Hollande, notamment en alimentant les réflexions concernant la politique énergétique et les relations entre promotion du développement durable et organisation territoriale.

Depuis 2007, Bruno Rebelle contribue activement aux travaux du Think Tank Terra Nova au sein duquel il assure la coordination des questions environnementales.

Bibilographie

Libres associations – Ambitions et limites du modèle associatif - Éd. Desclée de Brouwer/Fond. Charles Léopold Mayer, 1999

La terre n’est pas à vendre - Éd. Desclée de Brouwer, 2003

Ma bio


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