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"Face aux crises, une solution : la conversion écologique et sociale de notre société"

Billets / Tribunes

| Par Bruno REBELLE | Vendredi 22 Février 2013 à 18:02 | 0 commentaire

Interview publié par ENERPRESSE le 22 février
Propos recueillis par Carole Lanzi


" En matière d’ENR, la politique industrielle devrait être européenne "
Quels sont pour vous les principaux enjeux du débat sur la transition énergétique ?

Nous devons, d’une part, nous placer dans une trajectoire répondant aux impératifs de la lutte contre le changement climatique et, d’autre part, traiter les questions liées à la structure énergétique de notre pays, notamment notre parc nucléaire vieillissant. Ce sont là les deux enjeux clés de la transition. Ils nous conduisent à nous interroger sur ce que sera la société en 2050, une société sobre en carbone et en énergie. C’est pour cela que nous avons proposé d’entrer dans le débat par l’interrogation de nos besoins énergétiques : Quels sont-ils aujourd’hui ? Que seront-ils demain ? C’est ensuite seulement que nous verrons comment couvrir ses besoins, en interrogeant également la composante institutionnelle de la transition, à savoir la part de politique énergétique qu’il faudra décentraliser.

Lors des Assises de l’énergie de Grenoble, fin janvier, vous avez déclaré attendre plus du débat territorial que des échanges du conseil national. Pour quelles raisons ?

Les acteurs du débat, au niveau national, se connaissent par cœur et nous savons qu’ils auront du mal à sortuir des postures habituelles. En revanche, je parie sur la multiplication des lieux de débat qui va faire émerger des propositions, mettre en lulière des réalisayion ou ouvrir de nouvelles perspectives.

Le secteur des transports n’est-il pas d’être un peu oublié ?

Il n’est pas oublié mais il reste, c’est vrai encore un peu en périphérie du débat. Les six mois de débat ne vont pas nous permettre d’aller au bout de tous les sujets. Nous devons nous concentrer sur l’évaluation de nos besoin et le meilleur mix énergétique pour y répondre ! Le débat ne va pas graver dans le marbre la trajectoire de la transition énergétique jusqu’en 2050. Il identifiera des sujets sur lesquels il faudra revenir dans quelques mois ou quelques années. Le transport fait probablement partie des ces chantiers qu’il faudra approfondir.

Quel poids devront avoir dans le débat les conséquences économiques et en termes d’emplois des choix énergétiques ?

Ces questions sont centrales. Je souhaite que l’on raisonne en bilan net en emplois. On perdra des emplois dans certains secteurs, mais il faudra se demander combien pourront être gagner dans d’autres secteurs. La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim concerne 1.500 à 2.000 emplois directs et indirects sur 5 à 6 ans. La baisse du tarif de rachat de l’électricité solaire a détruit l’an dernier plus de 10.000 empois. Les efforts de rénovation du bâti pourraient en créer 100.000 ! Le développement des filières industrielles dans les renouvelables nécessité une vraie ambition européenne. Si nous avions, il y a 10 ou 15 ans, associé plusieurs pays (France, Allemagne, Espagne…) dans les ENR, nous aurions aujourd’hui en Europe des acteurs comparable à ce qu’est devenu Airbus dans le secteur aéronautique.

Agissons vite, car il n’est pas (encore) trop tard !

Bruno REBELLE

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